L'Ogresse de Paris

lundi 13 avril 2015

Jeff Koons: La rétrospective

C'est très drôle pour moi d'écrire un billet sur Jeff Koons ici sur le blog. Pourquoi me direz vous? Parce que ça me fait faire un retour dans le temps en 2009, lorsque j'ai ouvert ce blog. Je cherchais une identité visuelle, et pendant longtemps Le gros coeur flamboyant de l'artiste pris en photographie dans l'escalier de la Reine à Versailles a été mon image de profil...

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 Et je crois que ça en dit beaucoup sur les oeuvres de Jeff Koons. Des logos pop. Des bonbons sucrés qui agacent mais sont efficaces. Avant de voir ses oeuvres en vrai, pour moi Jeff Koons c'etait un publicitaire qui se disait artiste, un provocateur exhibitionniste dans sa relation avec la Cicciolina. Mais ça me faisait rire. 

Et puis il y a eu cette fameuse exposition à Versailles qui m'a donné envie de revisiter le château, vu la dernière fois lorsque j'étais petite. Et la j'ai redecouvert et le château, et Jeff Koons.

Long préambule pour vous parler de l'exposition qui vit ses derniers jours au centre Pompidou. Mais il est parfois aussi important pour un blogueur de vous expliquer à vous lecteur le pourquoi du choix des billets, le lien affectif que l'on a parfois aussi avec son contenu. c'est peut etre aussi ça ce qui nous différencie justement du journalisme. 

Bon alors , cette exposition? 

Et bien elle est top! Si vous aimez Jeff Koons j'entend. Si vous êtes un decomplexé de l'art. Si ça ne vois derange pas les oeuvres qui flirtent ouvertement avec le marché, la commercialisation. 

J'y suis allée pour un atelier d'art thérapie, justement parce que ce sont des oeuvres qui font du bien au moral. Et quand la ville est triste et terne un peu de couleur et de fun c'est appréciable. Et les Inflatables, fleurs gonflées (très kawai) ouvrent le ballet dans cette idée d'ailleurs. 

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Mais aussi parce que le parcours est bien conçu et permet de découvrir les thèmes bien plus profonds qui se cachent derrière tou ce clinquant. La série equilibrium (1983) notamment qui s'appuie sur la starisation des joueurs de NBA et la nouvelle image donnée des Blacks aux états unis. Ou encore la série d'affiches pour les marques d'alcools qui montre de facon presque sociologique le public visé par les publicités.

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Pas de déception, on retrouvera les oeuvres les plus connues reprenant les pop stars ou personnages iconiques comme un terrifiant Mickael JAckson en porcelaine ou un Popeye semblant gonflé d'helium suite à une ingestion d'epinards. 

La fameuse série de photographie X, Made in HEaven, présentée à la biennale de Venise en 1990, est aussi là dans une petite salle dérobee aux regards. Néanmoins, je lui ai préféré les variations sur les thèmes mythologiques comme Ariane endormie ou Persephone et Hadès, l'occasion de raconter quelques histoires au groupe que j'accompagnais.

 

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Un bon moment à partager, sans complexe. Car on oublie parfois à force de voir des oeuvres d'art contemporain très conceptuel que l´art ça peut etre drôle et joyeux aussi. 


La citation du jour: Edith Piaf

"Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux."

 

Extrait de La foule d'Edith Piaf, paroles de Michel Rivgauche.

 

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Salvador Dali, Le phénomène de l'extase, 1933

dimanche 12 avril 2015

la citation du jour: munch

" jouis du soleil - comme les plantes qui tournent leurs feuilles vers la lumière."

 

Edvard Munch, Le soleil

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mercredi 8 avril 2015

Fête de la récup

Ce weekend, je reçois un mail d'une personne très avisée qui me conseille, si je ne travaille pas, d'aller faire un tour à la fête de la récup. Par chance c'était le cas. Je suis donc aller jeter un oeil à ce qui se tramait là-bas.

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C'etait L'occasion aussi de découvrir l'espace des blancs manteaux dans le quartier du marais orné pour l'occasion de jolis fanions de toutes les couleurs. J'ai beaucoup aimé les creations de piles et de carte d´ordinateurs qui etaient à l'entrée et l'espace des hackers un peu plus loin ca mettais dans l'ambiance. Et ensuite, la vraie bonne idée, proposer des stands ici de differentes recycleries en classant les objets par couleur. Quelques ateliers aussi etaient proposes. J'ai apercu par dessus la foule un metier à tisser et des masques à fabriquer mais il y avait un monde fou. La buvette et son papier peint vintage me faisait de l'oeil mais j'ai prefere trouver refuge à l'extérieur.

 

Surtout que la parade des brichoux allait commencer...

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Je n'ai pas pu la suivre dans son entier mais c'était prometteur. Les costumes et masques que j'ai pu voir etaient geniaux, et les percussions pleines de peps. J'avais entendu parler de La Briche qui l'organaisait mais ca m'a rendue curieuse d'en savoir plus sur eux. Affaire à suivre donc 

 

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Pour en savoir plus sur cet evenement, le site internet: http://www.nepasjetersurlavoiepublique.org

et pour La briche c'est ici : https://bricheforaine.wordpress.com

 

mardi 7 avril 2015

Dis, c'est quoi un médiateur culturel?

ça faisait très longtemps que j'avais envie d'écrire cet article. De prendre ce risque de me livrer un peu ici pour parler de mon métier. Aller! Je me lance! 

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Bon par quoi commencer? 

Je vais peut etre d'abord vous dire ce que je repond lorsque je suis en plein exercice de mes fonctions et que quelqu'un s'approche de moi et voit écrit sur mon badge MEDIATION.

Médiation? drole de mot dans un musée. Très vite les gens pensent aux mėdiateurs sociaux et pensent que l'on est là pour gérer des conflits. Non ce n'est pas du tout le propos.

Un médiateur culturel n'est pas un médiateur social, ce n'est pas non plus un guide touristique, un enseignant , un gardien ou un guide conférencier. ça peut etre un peut tout cela à la fois.

Un médiateur culturel est chargé de faire le pont entre une oeuvre, un artiste et le public.  L'idée est d'entamer un dialogue avec le visiteur pour découvrir ensemble une oeuvre. Un temps d'observation et de description est souvent nécessaire car dans cette culture du zapping le public jette souvent un rapide coup d'oeil sans prendre le temps de regarder vraiment, ni de s'interroger sur ce qu'il voit. C'est pourquoi le terme de médiateur vient propos, surtout quand on parle d'art contemporain. Le public se sent parfois mis à l'ecart, voir ridiculisé par l.artiste avec une oeuvre conceptuelle. Dès lors le médiateur donne quelques clés qui permettent de comprendre le sujet. Un dialogue s'instaure entre l'oeuvre, le visiteur et le mėdiateur. Le spectateur devient acteur, partage ses ressentis, ses experiences aussi. Le médiateur en profite pour rebondir et en dire un peu plus sur l'oeuvre et l'artiste, ou ressituer aussi dans un contexte plus large d'histoire de l'art. Dialogue. Echanges. Sourires. voila les maitrzs mots de la médiation' il ne s'agit pas uniquement d'etre dans la transmission. 

Et c'est là que ca se corse car le public est parfois très passif. Il a l'habitude de la conférence savante et aime le prémaché. Il est en weekend et n'a pas envie de se fatiguer à reflechir, c'est trop lui demander. Il decidé avant de venir que l'art contemporain c'est de la m.... et rien ne pourra le faire changer d'avis. Il a fait la queue 3 heures pour rentrer dans le musée et a decidé de vousle faire payer. 

DAns ces cas là, pas grand chose à faire. Un joli sourire, une parade et hop le médiateur tirera sa reverence à Monsieur et MAdame grincheux pour se diriger vers ce groupe d'adolescents quis'esclaffe la bas et qui represente un joli defi. 

Bon concretement ca fait quoi un médiateur?

Il y a plusieurs formes de médiation possible. Lorsque l'on prend un groupe en charge, il s'agira d'avantage d'une visite type visite guidée traditionnelle mais que l'on essaiera de rendre la plus vivante possible en faisant participer le groupe. On peut aussi parfois etre amener à faire des visites moins conventionnelles, notamment pour les enfants. LEs médiateurs specialisés jeune public font parfois des visites contées, musicales ou avec des ateliers . VOus l'aurez sans doute compris si vous me suivez depuis un moment ce sont les moments que je préfere. 

 

Enfin, il y a la "médiation postée". Et ca c'est peut etre le plus difficile. A plusieurs points de vue. Il s'agit pourle médiateur d'etre dans une salle pour repondre aux questions des visiteurs et ensuite entamer un dialogue avec eux. Et ca peut vite devenir l'enfer. 

POurquoi? Dejã parce que le public ne vous identifie pas. Si certains lieux proposent des tenues spécifiques, d'autres donnent des uniformes casi semblables à ceux des agents de sureté ou agents d'accueil. Donc au lieu de parler de la relation de PIcasso avec Dora Maar vous vous retrouvez à indiquer les toilettes ou à expliquer gentiment que non votre fonction n'est pas de réparer l'audio guide puisque c'est vous le guide.

Et si on vous identifie, tres bien cette personne est un médiateur, mais c'est quoi un médiateur? On en revient à notre point de départ. LE grand public ne connait pas notre métier et vient presque s'excuser de nous poser une question Uand il en a une. Alors vous restez l´ame en peine dans la salle, à regarder les gens qui lisent les cartels, ecoutent l'application sur leur smartphone, lisent la brochure, joue sur les ipad pretes parfois et vous vous dites que la concurrence de tous ces outils est bien deloyale. que faire? 

On s'arme d'energie. on y va. On fait du "raccolage" . et comme dans tous les métiers où vous etes au contact des autres ca prend ou cane prend pas. et quand ca prend c'est juste magique! 

 

VOus venez d'avoir un très bel échange. Et la , en une replique, votre interloccuteur vient vous casser le moral. " Et sinon, vous faites quoi comme ėtude? " Tu as tres envie de  lui repondre : " Mais ca fait 20 minutes que je te parle d'une oeuvre, ne crois tu pas qu.il faut de sacrés bagages pour faire ca."

Non médoateur culturel ce n'est pas un job d'étudiant mais un vrai métier!  Je ne sais pas pourquoi mais le public ne nous pose cette question que lrsque l'on est en médiation postée et jamais en visite. la qualité de nos interventions elle pourtant ne diminue pas. 

Mais la meprise est facile, et les hauts lieux culturels sont les premiers à en jouer.  PLutot que de remunerer à juste titre des personnes diplomes, ils preferont souvent faire appel à des stagiaires ou pire faire des offres de service civiques. Stagiaire, c'est bien comme cela que j'ai commencé dans plusieurs grands lieux parisiens et evenements. PUis vacataire pour finir mes etudes. Aujourd'hui j'ai un double diplome (d'arts plastiques et d'art therapeute) mais cela me plait beaucoup de voir la multiplicité des parcours de mes collegues qui montre toute la richesse de ce métier. Il a fallu ce battre pour avoir un poste fixe. j'ai multiplié la vaccation payées au lance pierre mais ca n'a pas entamée ma motivation. 

Aujourd'hui la situation est loin d'etre idyllique, je suis aphone d'avoir enchaine trop de prises de paroles, mais jambes sont meurtries d'etre restee certains jours 10h en salle, parfois jusqu´à tres tard. Mais lorsqu'une petite fille vient m'apporter un vouquet de fleurs fraichements cueillies ou que je trouve dans un livre d'or un gentil mot ou un dessin pour me remercier , la tout rvient, je saisourquoi je fais ce metier. et j'ai gagné ma journée. 

Alors si dans une salle de musée vous voyez un médiateur un peu chancelant sur ses jambes, le regard un peu triste. Allez le voir. demandez lui de vous parler un peu d'une oeuvre. Meme si il s'agit d'un artiste que vous connaissez deja un peu. vous risqueriez d'etre surpris, et lui sera ravie d'echanger avec vous.

 

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la citation du jour: munch

" je sentis comme un cri à travers la nature - j'eu l'impression d'entendre un cri."

 

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Les clefs d'une passion

Non non. Ceci n'est pas le titre d'une telenovela mexicaine, mais le nom de la nouvelle exposition de la Fondation Louis Vuitton. Après deux accrochages un peu décevants mais une jolie création poétique de l'artiste islandais Olafur Eliasson, la FLV abat enfin ses cartes et dévoile l'étendue de son potentiel.

 

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Le point de départ

Concentrer en trois galeries les plus grands artistes de l'art moderne: pari tenu. La fondation a fait appel aux plus grands musées afin d'emprunter durant la durée de l'exposition certains de leurs chefs d'oeuvres. Gros coup de pub? Sans doute! Mais aussi le moyen de justifier auprès du public les choix faits pour l'acquisition de la collection contemporaines présentée dans les étages supérieurs autour de 4 axes, oeuvres d'art qui laissent souvent perplexes. Une exposition pédagogique donc qui explique les bouleversements majeurs en art au XXe siècle qui seront les fondements de l'art contemporain. L'occasion aussi d'avoir un contact réel avec des oeuvres maintes et maintes fois vue en carte postale ou déclinées en gadgets. Il s'agit ici de faire face aux émotions que procurent la densité d'une touche, d'une couleur, d'un format.

Première séquence: Expressionisme subjectif

Dès la première salle, la proposition est dense. Le parcours démarre avec Malévitch et une oeuvre inattendue Pressentiment complexe. L'artiste victime de l'opression représente un personnage en tenue de paysan jaune, sans visage, tenu au silence. En arrière plan sa maison rouge sans porte ni fenêtre devient la prison dans laquelle il est incarcéré en 1930. Giacometti prend la relève avec son célèbre Homme qui marche et sa silhouette fragile, mais également aussi avec deux toiles dont un portrait de Jean Genet. Pratique de peinture à laquelle on pense peu lorsque l'on parle de Giacometti, mais dans laquelle on retrouve l'obsession pour la représentation de la tête ainsi que le cadre (la cage) qui enserre le sujet.

La question du portrait est également présente dans les cinq oeuvres d'Helene Schjerfbeck qui se peint elle -même de 1915 à 1944. La déformation du visage aborde les thèmes de la vieillesse et de la mort mais aussi le propos de l'image de soi liée au miroir et l'autoportrait, sujets mis en perspective avec son statut de femme artiste.

C'est un point de vue que l'on pourrait rapprocher du Portrait de la danseuse Anita Berber par Otto dix dont le visage fardé en blanc semble avoir prématurément vieilli. La jeune femme de 26 ans est représentée avec tous les codes de la prostituée, maquillage outrancier donc mais aussi robe rouge qui dévoile ses formes.

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L'accent sur le corps est également mis sur la toile de Bacon dévoilant un homme nu ouvrant un rideau. la palette de couleur répond étrangement à celle de Giacometti sur le mur d'en face. On continue ici les liens et les échos dans l'accrochage. Le tableau suivant sera alors un prémice du tableau de Munch placé au centre de la pièce. On y retrouve la même déformation du visage par un cri de douleur ou d'horreur. 

 

Deuxième séquence: Contemplative

 Quittons vite ces  expressions du désespoirs pour aller prendre le large dans des paysages aux couleurs intenses chez Emil Nolde qui concentre son attention sur les lignes horizontales dans une densité fauve de tons, ou plus surprenant encore avec les toiles pointillistes de Mondrian. L'interet de l'exposition est sûrement la aussi, avoir entoure certaines œuvres ou périodes incontournables de l'histoire de l'art moderne par des oeuvres moins attendues. Comme le série du lac kele par Gallen KAllela. Les étendues grises d'eau miroitantes de FInlande où l'on se plaît à projeter des histoires de roi ou de dieux.

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 Et puis MOnet, l'indetronable avec deux toiles de nymphéas  serie qui inspira le jeune soldat américain Ellsworth KElly  lorsqu'il débarqua en Normandie. La maîtrise de la couleur, le jeu sur la lumière, voilà en effet les leçons quNil retiendra et qui sont autant de pistes pour le visiteur pour mieux comprendre ces oeuvres présentées en gallerie 7 de la collection (premier niveau) . si Monet s'était inspire des estampes japonaises pour le cadrage de ses peintures ainsi que pour les aménagements de son jardin (notamment avec le fameux pont) il y a aussi un je ne sais quoi d'oriental dans les paysages d'Hodler . Le trace des courbes des montagnes et des eaux des lacs suisses rappellent en effet le trait caligrachi que. Le choix des couleurs aussi qui surprend. L'une des toiles par ces tons roses évoquent un monet justement mais un TUrner aussi. De quoi rappeler aussi le nouveau rôle de peintre face a l'invention de la photographie: il ne s'agit plus de transcrire le réel mais l'ambiance lumineuse d'un instant. La fameuse "impression" dont  parlera le critique d'art à propos de Mon et et qui donnera son nom au mouvement impressioniniste. 

 

La beauté d'un paysage , le saisissement qui retient le spectateur bouche bée. Il y a quelque chose de cet ordre dans la toile de ROthko dont les lignes horizontales et la force des tons rouges fait penser a l'immensité des grand paysages américains. On bascule dans l'abstraction dans cette nouvelle salle. On y retourne MOndrian et Malevcity Dan des declinaisons graphiques noires et blanches de formes geometriques chères au suprematisme ROnd croix carre. La notion d'espace est le lien que l'on tisse avec les paysages de la salle precedente. Mais il s'agit ici de laisser la place à la pensee en tant que telle, la contemplation comme projection mentale.  CEtte idée est sans doute la mieux transmise dans l'œuvre de Brancusi la colonne sans fin qui invite le spectateur à continuer mentalement les modules de l'œuvre en les répétant a l'infini . 

 

La salle 4 est assez improbable. Sur un mur une toile de Bonnard, entourée par une sculpture et des portraits de Marie THerese  par PIcasso. Le lien? L'hedonosme . Les plaisirs de la vie et de la chair; tout un projet! Rappelons que PIcasso rentre la jeune MArie THerese âgée de 17ans près des galeries lafayette. Notre ardent espagnol est deja Marie avec olga mais qu'importe. La liaison passionnée le entre ces deux la démarre. S'ensuivra une serie d'oeuvre tres sexuelle comme la sculpture qui synthétise en une forme un visage et les attributs sexuels féminins et masculins, ou encore des portraits au lignes courbes qui mettent en calquer le corps plantureux de Marie therese.

 

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Et bonnard dans tout ça , et bien le peintre s'amuse dand sa toile l'été et fondre dans des couleurs orangées des corps de femmes nues dans un paysage de même couleurs, si bien que l'œil du spectateur met un peu de temps à les distinguer. Bon ce n'est clairement pas la meileure realisation de BOnnard mais ca a au moins le merite de donner envie d'aller jeter un petit coup d'oeil au musee d'orsay en ce moment.  

Troisieme séquence : Popiste

 Reprendre les codes du mond ublicitaire et de l'imagirerie populaire, c'est la cle du pop art. cette troisieme sequence permet de comprendre comment deja dans les annees 1920 des artistes comme FErnand Leger s'inspirait de ce monde nouveau de part la croissance de l’industrie et aussi des loisirs populaires. des ouvriers donc, en train de se balancer sur des poutres sur une toile qui fut un temps accrochee dans la cantine de l'industrie renaud, un acrobate de cirque sur l'oeuvre suivante, des femmes au corps robotisees reinvente le fameux gheme du dejeune mais cette fois dans un inteieur aux motifs colores. si elle plus difficile desavoir si c'est u eloge ou une critique de cette nouvelle vie devant certaines toiles de leger. la toile de eobert delauney ne laisse quand a elle aucun doute. son nom apparait comme un logo publicitaire ( ce qui annonce les oeuvres actuelles de bertrand lavier). l'artiste sans ciller fait son auto promo. Et au passage nous offre un paris reve, centre de la vie sportive (rugby), et des innovation et des divertissements populaires avec son bi plan, sa tour eiffel et sa grande roue. ON trouvera olus d'ironie das les toiles realisees dans le sud del France par PIcabia qui pendnat la seconde guerre mondiale reprend le collage dada de ces debuts mais cette fois en decoupant des pin up des annees 30 pour les peindres de la facon la plus realiste possible et crer des compositon plein de cliches erotiques notament. 

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Quatrième séquence: Musique

 saisir la vie au vol, c'est ce que fait le futuriste severini qui s'appuie sur la chronophotographie pour appuyer le mouvement dans ses toiles. ici il s'agit du bal tabarin ou les miquetons viennent payer des danseuses pour ouvrer la porte libres a leurs fantasmes d'extotisme. la fete avec les banderoles, les paillettes des costules avec les sequins colles directement sur la toile pour la faire scintiller, et une composition destructuree qui joue sur les ryhtmes des tourbillons des valses et polka endiablees. pn chage de musique avec kandinsky qui part une armonie de couleurs vives deposees de facon presque expressionnsite par la gestulle de l'artiste rappelle les liens entre peinture abstraite et abstraction de la musique. l'artiste tcheque kupka quand a lui figurea une fugue part deux couleurs entrelacees en arabesque, ou fera vibrer la xouleur comme des ondes sur la toile.

mais le clou du spectacle fevient indubitablemnt a marisse dont deux des toiles les plus iconiques sont installes. la danse de ses debuts qui lui a valu tant de raillerie au salon d'automne, au point de faire douter leur commanditaire, le marchand russe de textile choutchine de l'installer comme prevu chez lui, et plus emouvant sans doute la tristesse du roi qui evoque grace a la technique des papiers gouachesles trois themes les plus chers de l'artiste (la musique, ma danse, et l'orient) .

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Alors alors? On y va?

 une exposition incontournable vous l'aurez bien compris. sans doute celle a ne pas manquer en ce moment. 

On regrettera néanmoins l'absence de Cézanne. Etonnant de ne pas parler de lui quand on parle de modernité. Et peut etre aussi des surréalistes, meme si Giacometti faisait partie du clan à ses débuts.

le lien aussi entre les chefs d'oeuvres semble aussi parfois un peu tire par les cheveux mais finalement on s'en moque un peu devant tant de splendeur. 

mercredi 11 mars 2015

La citation du jour: Paul Eluard / Frida Kahlo

La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours, puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte,
Une fenêtre éclairée,
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, Faim à satisfaire,
Un cœur généreux,
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager.

 

Paul Eluard

 

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vendredi 27 février 2015

la citation du jour: Matisse

" Lorsque j'ai entrepris La danse et La musique de Moscou - J'étais décidé à mettre des couleurs en surface et sans nuances. Je savais que mon accord musical était représenté par un vert et un bleu ( représentant les pins verts sur le ciel bleu de la côte d'Azur ) et pour compléter un ton pour les chairs des figures. Ce qui me paraissait essentiel était la quantité en surface des couleurs appliquées par n'importe quel procédé tels que fresque, gouache , aquarelle, étoffe de couleur donneraient l'esprit de ma composition. J'ai été très étonne , lorsque je vis les décorations à Moscou , que j'avais en appliquant mes couleurs fait un petit jeu de pinceau en variant l'épaisseur de la couleur de sorte que le blanc de la toile jouait plus ou moins en transparence et jetait u. moiré soyeux assez précieux. "

Matisse

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mardi 24 février 2015

la citation du jour: Kierkegaard

" La répétition et le ressouvenir représentent le même mouvement, mais en sens opposés ; car ce dont on se souvient a été , c'est une répétition en arrière. Par contre on se souvient de la véritable répétition en allant vers l'avant. "

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