L'Ogresse de Paris

lundi 18 mai 2015

Le (nouveau) Musée Picasso

Visité il y a quelques années, la curiosité m'a poussée à découvrir  ce que ce célèbre musée Parisien était devenu après de longs travaux. Il a fallu jouer de patience car lors de son ouverture, la foule était au rendez-vous. Maintenant que le temps a passé, qu'il fait beau, c'est le moment parfait pour le (re)découvrir.

 

carnet

Le musée Picasso, c'est d'abord ce très bel hôtel particulier: l'hôtel Salé. Celui-ci a été construit au XVIIe siècle pour le percepteur des gabelles (taxes sur le sel), Pierre Aubert. On retrouve le style mazarin dans l'architecture combinant formes nouvelles et héritage de François Mansart (à qui l'on doit par exemple le musée Carnavalet). La cour intérieure par laquelle les visiteurs accèdent au musée est pleine de charme. Mais le plus beau est sans conteste le majestueux escalier qui vient d'être rénové.

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Un an après la mort de Picasso, en 1974, le choix est fait d'y installer la dation qui fait de la France le premier pays collectionneur au monde de l'artiste. L'hôtel Salé est ainsi restauré par l'architecte Roland Simounet qui ajoute  certains amènagements plus modernes s'inspirant de Le Corbusier, tout en conservant les parties historiques.  En octobre 1985, le musée Picasso ouvre ses portes.

A partir de 2006, un nouveau chantier de restauration démarre. Il s'agit d'abord des façades et décors extérieurs, puis en 2009 de la partie XVIIe siècle (hall et grand escalier, mais aussi pavage de la cour). Cette remise à neuf est également l'occasion de revoir la circulation dans le bâtiment et les parcours de visites.  2014, le public s'empresse dans le musée dès son inauguration. Les files d'attentes sont interminables. Picasso de son vivant suscitait déjà cet engouement et cette curiosité.

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La visite des collections démarre avec La mort de Casagemas peinte en 1901. Ce jeune artiste était un ami très proche de Picasso. Parti d'Espagne avec lui, ils découvrent ensemble la vie de bohème et d'artiste à Paris. Les jeunes femmes légères aussi, dont l'une, Germaine (danseuse au Moulin Rouge) fera perdre la tête à Casagemas qui tentera de l'assassiner avant de retourner l'arme contre lui. Cette toile est forte. La trace sur la tempe laissée par la balle est bien visible. Ce choix d'oeuvre pour démarrer est surprenant car il va à l'encontre de l'idée que ce fait le grand public de Picasso. Cette toile est assez réaliste dans son dessin et les couleurs sont intenses. 

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On continue avec des séries de portraits aux périodes mélangées. Le grand écart est impressionnant entre les toiles de la période bleue qui suivent justement la mort de Casagemas, où Picasso est jeune artiste sans le sou, et les toiles de la maturité où l'on reconnait le trait noir si célèbre formant les distortions des corps.

Un petit passage dans un espace consacré au corps féminin, source d'inspiration majeure. De la putain à l'amante, de la vieille femme malade à la jeune fille gracile, Picasso n'est pas dans une quête du beau mais plutôt d'une certaine forme de vérité, quite à choquer.

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On retrouvera à l'étage d'autres portraits de femmes, plus importantes encore pour l'artiste: sa femme (la ballerine russe Olga avec qui il mènera une vie plus bourgeoise), la tendre Marie Thérèse Walter et la piquante Dora Maar. Et de certains de ces amours passionnés sont nés des tableaux mais également des enfants dont Picasso fera le portrait.

Revenons au rez de chaussée, où le corps de la femme n'est jamais loin. On s'approche alors doucement des Demoiselles d'Avignon qui firent scandale grâce aux croquis et toiles préparatoires. Les statuettes de Nouvelle Calédonie judicieusement accrochées à côté nous rappelle le choc esthétique que fut pour Picasso la découverte des arts dits "premiers" et comment il s'en est servi pour trouver des solutions à la fois en peinture mais aussi en sculpture. Car la collection Picasso regroupe aussi bien les toiles, que les croquis, les dessins, et les sculptures. Picasso est un touche à tout!

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Sans surprise, les toiles de la période où Picasso expérimente le volume avec Braque sont exposées également. La période cubiste est un moment majeur de l'histoire de l'art, avec cette volonté de peindre le réel sous toutes ses facettes. C'est dans cette idée que pour la première fois un artiste introduira le collage dans une toile. Pour Nature morte à la chaise cannée en  1912, Picasso colle une toile cirée imitant le cannage d'une chaise afin d'ajouter du réel à la composition. C'est un geste fondateur. Une violation du statut sacré aussi de la toile, salie ici par une matière commune, vulgaire. Bien plus tard, les artistes du pop art sauront s'en rappeler.  Notons tout de même qu'ici les formes voluptueuses des nus féminins se retrouveront dans les courbes des guitares.

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Picasso traverse les courants, s'en imprègne. On retrouve toujours dans ses oeuvres sa pâte pourtant, mais il est clairement influencé par ce qui l'entoure, ce qu'il voit, ce qui le touche. On trouvera ainsi des toiles de sa période surréaliste mais aussi des peintures inspirées par l'horreur de la guerre civile espagnole.

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Enfin, comment ne pas parler du thème récurrent du taureau. Le premier petit tableau à l'huile de Picasso était une corrida. Toujours il gardera cet amour pour ce spectacle violent et fascinant , héritage de sa patrie l'Espagne. Installé en France à la fin de sa vie , il se rend régulièrement dans les arènes pour encourager ses matadors préférés. Le taureau revient sans cesse au fil de la visite. Que ça soit sous la forme d'une sculpture faite d'un selle de vélo ou de dessins très graphiques et effrayants traduisant le thème mythologique du minotaure.

La visite s'achèvera avec les sources d'inspirations, notamment Cézanne. Le lien des artistes présentés avec Picasso n'est pas toujours évident, ceci dit cela ne fait jamais de mal de voir quelques Renoir, Derain,  ou Chardin. Peut être que davantage que dans le style, c'est dans les thèmes explorés qu'il faut chercher (Baigneuse ou nature morte par exemple).

 

Vous l'avez compris. Un bâtiment superbe pour une collection exceptionnelle. Même si il y a sans doute des progrès à faire pour les circulations et explications (je n'ai vu aucun médiateur), c'est sans aucun doute un lieu à voir! J'avais aussi le souvenir de toiles de Francis Bacon très rouges, magnifiques mise en parallèle de la distortion chez Picasso. Un choc esthétique. La première fois que je voyais des toiles de Bacon. Je ne les ai pas vu. Ont-elles été vraiment là un  jour ou ma mémoire me fait-elle défaut? Mystère!

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lundi 11 mai 2015

L'atelier Brancusi

Quand on se rend dans le quartier des halles ou que l'on va au centre Pompidou, il y a un endroit que l'on pense peu ou pas à visiter, et c'est bien dommage. Il s'agit de l'atelier de Brancusi. 

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Artiste majeur du 20e siècle, né en 1876 en Roumanie, c'est à Paris qu'il investit des ateliers jusqu'à sa mort en 1957. L'année précédente, il avait légué à l'état français son atelier du quartier Montparnasse avec tout ce qui s'y trouvait: meubles, recherches, oeuvres en cours ou achevées... L'espace et notre perception de cet espace étant les éléments les plus importants de son travail (notamment avec les fameuses Colonnes sans fin), l'architecte Renzo Piano a cherché à transmettre l'ambiance et les rapports d'échelle entre les oeuvres (qui créent une unité) d'avantage que de reconstituer en détail l'atelier. En effet dans les années 50, Brancusi a du mal à laisser partir ses oeuvres pour les vendre. Lorsqu'il en cède une, il la remplace par son plâtre pour ne pas rompre l'équilibre entre les formes. Mais aussi pour préserver les correspondances entre les matières. Si le plâtre, remplace le marbre vendu il n'en a pas moins d'importance.


Chaque matériau chez Brancusi a sa vie propre. Une vie qu'il va révéler par un travail de taille et de polissage qui rompt avec le modelage de la sculpture traditionnelle. Si les thématiques s'inspirent encore de la mythologie (Leda, La muse endormie, Prométhée, Danaïde, Fontaine de Narcisse) ou du réel avec tout un bestiaire ( L'Oiselet, L'oiseau dans l'espace, Le poisson, Le coq, Le phoque) et des portraits ( Tête de femme, Tête d'enfant endormi, Mlle Pogany, Madame Eugène Meyer JR...), c'est par le traitement de la matière et la forme que Brancusi réinvente la sculpture.

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Cela lui causera d'ailleurs bien des soucis avec la douane New Yorkaise en octobre 1926. En effet, 20 sculptures dont L'oiseau dans l'espace arrivent de Paris par bateau pour une exposition. La douane intercepte l'ensemble et refuse de considérer les oeuvres comme objets d'art car elles ne sont pas des représentations. Si les objets ne sont pas des oeuvres, elles sont des marchandises (objets en métal manufacturés) et l'artiste doit s'acquitter d'un droit de douane de 40% de leur prix de vente. Brancusi s'en mêle, la presse aussi, et la douane libère provisoirement les sculptures sous l'étiquette " D'ustenciles de cuisine et matériel hospitalier". Finalement un procès aura lieu, et les juges se prononceront en faveur de l'artiste: 

« L'objet considéré (...) est symétrique et beau dans sa forme, et bien que l'on puisse avoir quelque difficulté à l'associer à un oiseau, il est néanmoins plaisant et très ornemental et, comme nous tenons la preuve que c'est la production originale d'un sculpteur professionnel et que c'est en fait une sculpture et une œuvre d'art selon les autorités auxquelles nous avons référé ci-avant, nous soutenons la réclamation et trouvons qu'il le droit d'entrer sans payer de droits. 

 

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 On comprend mieux suite à cette anecdote l'importance de Brancusi pour la sculpture mais aussi pour l'art contemporain qui s'interroge énormément sur la question de l'espace notamment via les installations. Visiter l'atelier c'est donc prendre le temps d'observer ces liens entre les formes et leur environnement. Brancusi c'est d'ailleurs appuyé sur la photographie, et avec Man Ray  notamment, pour fixer les compositions mais aussi pour voir l'impact de la lumière sur ces oeuvres pour créer des vibrations de la matière.

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Donc la scénographie du lieu , vous l'aurez compris,  comprend les photographies mais aussi  l'espace même de l'atelier avec les outils et les oeuvres, comme si Brancusi veneait de quitter la pièce. Pour préserver l'atelier, le visiteur déambule autour et le contemple via des baies vitrées. Je ne vais pas vous mentir, on a envie de les briser pour rentrer à l'intérieur mais du moins c'est cohérent avec le fait que l'assemblage des sculptures et outils dans un même espace fait oeuvre à part entière. J'ai aimé aussi le jardin qui fait un sas avec la ville. 

Un tout petit lieu plein de charme au coeur de Paris à découvrir sans plus tarder sur la piazza du centre Pompidou. Et en plus c'est gratuit !


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lundi 4 mai 2015

L'atelier Renault : Espace sensations

Je poursuis la thématique des espaces gratuits et souvent méconnus à découvrir à Paris... Après  l'espace culturel Louis Vuitton, la fondation edf, voici un petit compte rendu de la visite de l'atelier Renault, plus particulièrement de l'espace de sensations investi par Yann Kersalé. 

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L'atelier Renault? Renault comme les voitures? 

Oui! Sur les Champs Elysées, Renault a sa vitrine comme les grandes marques de vêtements de luxe, les chaînes de magasins, mais aussi les marques d'automobile. Et si on pénètre à l'intérieur de l'espace Renault, on y découvre pas seulement des voitures de F1 ou les dernières innovations en matière de roue mais aussi un lieu dėdié à l'art. 

Je suis une grande admiratrice du travail de Yann Kersalé. Un artiste qui a l'art de me faire rêver et de me faire voyager avec ses installations lumineuses. C'est au quai Branly que j'avais découvert son travail à travers l'illumination du jardin de Gilles Clément. J'avais été tellement séduite par cette approche sensorielle et la combinaison avec la pensée du paysagiste que j'en avait même fait mon sujet de mémoire de master. Il m'avait alors reçue sans chichi aucun et beaucoup de gentillesse dans son atelier pour une interview. Cette rencontre avait été merveilleuse pour la jeune étudiante que j'étais. Depuis, dès que je le peux, je vais voir son travail. L'exposition à l'espace Edf m'avait emportée dans un lieu hors du temps. Cette fois c'est à l'atelier Renault que je me suis rendue.

L'oeuvre y est toute petite mais on y retrouve tout ce qui fait la magie de Yann Kersalé. Un jeu de lumière et de matière qui cette fois ci explore la thématique des Quatre éléments. Pour l'eau, on est très proche de la proposition faite à l'espace edf avec des bandes qui font office d'algues dans lesquelles le visiteur vient nager (mais c'est toujours aussi efficace). Pour les trois autres (feu, air, terre) il s'agit de projections sur des surfaces reliefs. 

J'avoue que si la qualité était au rendez vous , j'espérai que cela se poursuive encore un peu. L'espace dédié à l'exposition est vraiment très petit petit. Ou alors j'ai manqué une partie et dans ce cas là un médiateur culturel serait pas mal pour accueillir les visiteurs. 

Donc, en ce qui concerne mon avis sur l'atelier Renault, je dirai que le choix de Yann Kersalé est très judicieux mais la superficie dédié aux expositions un peu ridicule. Quand on a un projet de ce type, je crois qu'il faut se donner les moyens et aller jusqu'au bout de la démarche. Peut être situer l'espace culturel à l'étage par exemple... Il faut dire que bien sûr la belle F1 qui prend beaucoup de superficie n'a aucun intérêt pour moi.

Je reviendrai sûrement par curiosité, en profitant d'un jour où mes pas me conduiront sur les Champs Elysées. 

 

 

samedi 2 mai 2015

Raison et sentiments de Jane Austen

Oui je sais! J'ai encore lu Raison et sentiments. Ne me grondez pas. Je n'y peux rien. Le livre doit être aimanté. Tous les ans il m'appelle au moins une fois. Il n'y a rien à faire.  Je dois prendre des nouvelles des soeurs Dashwood. 

livre raison et sentiments

Résumé de l'éditeur:

Raison et sentiments sont joués par deux sueurs, Elinor et Marianne Dashwood. Elinor représente la raison, Marianne le sentiment. La raison a raison de l'imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche Willoughby, dernier séducteur du XVIIIe siècle, rendra raisonnable à la fin. Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent.

Mon avis:

Vous l'avez compris: j'ADORE Jane Austen. Ses livres sont de pures merveilles dont je ne me lasse pas... Mes exemplaires en sont tout cornés!
Un incontournable pour la grande romantique que je suis. Pourquoi pourquoi. Parce que la plume de Jane Austen est magnifique, envoûtante, inspirante. On vibre autant que les personnages. Ils deviennent des amis proches. On a envie de les consoler, de les gronder aussi parfois. Parce que résumer Jane Austen a une auteure de livres d'amour c'est ne jamais avoir lu un de ses romans. Bien sûr qu'il y a des sentiments (le titre ne ment pas) mais ça va bien au delà. Il y a une vraie analyse sociale aussi. La question de l'héritage. La société patriarcale qui écrase les femmes mais finit aussi par se retourner contre les hommes obligés de suivre ces règles dénuées de raison par sens du devoir et de l'honneur. Ces thèmes sont parfaitement analysés grace à la psychologie des personnages si fine. Lors de mes premières lectures, je me sentais bien plus proche de Marianne. Se laissant conduire par son coeur, faisant fi des conventions, téméraire,  l'incarnation même de la jeunesse. Le temps passant je comprend mieux l'ainée Elinor que je trouvais autrefois bien sérieuse, un brin ennuyeuse ou trop morale.  Voilà ce qui est incroyable avec Jane Austen, au fur et à mesure on découvre des strates nouvelles dans ses romans. Je ne saurai que trop vous conseiller leur lecture!

 

Bon et quand on a fini de le lire, on fait quoi? On se jette sur les versions filmées!

 

Les adaptations fidèles au roman

 

 

Cinéma

 Vu et revu ce film d'Ang Lee est une réussite. Les acteurs ici sont parfaits. Hugh Grant craquant en jeune homme maladroit et timide (oui comme dans casi toutes ses comédies romantiques me direz-vous). Emma Thompson, qui a d'ailleurs adapté le roman de Jane Austen en scénario, est magistrale (on est jamais mieux servi que par soi-même). Mais ma préférence va à Kate Winslet: belle, insolente, passionnée, elle est l'incarnation parfaite de son personnage Marianne Dashwood.

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BBC

 La BBC est passée reine, il y a bien longtemps, de l'adaptation des plus grands romans. On se souviendra bien sûr de celle d'Orgueil et préjugés, de Jane Austen également, avec Colin Firth et sa chemise mouillée pour jouer le mutique Darcy. Ici c'est également par épisode que l'on suivra les mésaventures des soeurs Dashwood. C'est une bonne idée car sous forme de série on peut vraiment retranscrire chaque passage du roman. A voir!

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Le film inspiré par le roman

 

Raison et sentiment version bollywood! Si si c'est possible. On s'éloigne certes du roman d'origine pour basculer dans la comédie romantique un peu plus à l'eau de rose mais ce n'est pas une mauvaise idée de situer l'histoire en Inde car la question des classes sociales (castes) et au coeur du roman de Jane Austen. Et puis les films indiens ont un effet solaire sur le moral, tout de suite on se laisse entrainer par les mélodies joyeuses et les danses.

 

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dimanche 26 avril 2015

Le monde magique d'Harry Potter

Après le retour en enfance au musée des arts forains, dont je vous parlerai très bientôt, je continue à rêver avec le plus célèbre des apprentis sorciers: Harry Potter! La cité du cinéma a eu cette très bonne idée de lui consacrer une exposition.

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Tout de suite on est plongé dans l'ambiance par la musique des films et le château éclairé au loin. On attend bien sagement devant une porte car oui les départs sont à heure fixe, ça fait un peu parc d'attraction mais tant pis. Car la magie opère tout de suite. Les écrans qui diffusent quelques extraits cinématographiques pour se mettre dans l'ambiance, puis un sorcier qui nous accueille avec le célèbre chapeau qui décidera dans quelle maison vous irait. J'aurai bien aimé passer ce test mais je n'ai pas eu cette chance malheureusement. Tant pis je choisirai en secret griffondor! Pas envie de me retrouver chez Serpentar...

La visite continuera dans les décors ayant servis aux films. Tous plus beaux les uns que les autres. Une foule de détails à observer avec aussi des accessoires et des costumes ayant servis.

Voici le costume du professeur Lockart. On vois que tout a été pensé avec soin. Les étoffes, les couleurs. Rien qu'en voyant la tenue on imagine le personnage.

Ce qui est beau également c'est de voir toutes ces petites choses qui nous échappent quand on regarde un des épisodes et que l'on est pris par l'histoire.

Au fur et à mesure que la visite se poursuit, il y a des focus sur certains personnages plus secondaires (comme le professeur Lockart ci dessus). Quand on observe les vitrines, c'est comme si le personnage qui a une vie sur papier dans les livres de J.K. Rowling et dans les films avait bien d'autres histoires a raconter qui n'avaient pas encore était dévoilé. Il a une écriture qui lui est propre, un style, des goûts vestimentaires (parfois assez hideux), des objets qui lui appartiennent....

A d'autres instants c'est un décor qui va restituer un moment précis, une scène de l'histoire.

La mise en scène est sublime. On s'y croirait! Il y a quelques petites choses où le visiteur peut participer, mais je vous laisse la surprise!

 

Cette exposition est une vraie réussite. Ca donne envie :

1) De revoir TOUS les films

2) De relire TOUS les livres et pleurer encore en parcourant les pages de la batailles finale des Reliques de la mort

3) D'aller à Londres pour visiter le "musée" Harry Potter (Warner bros studio tour) et voir encore plus de décors, de costumes et comprendre quelques tours de magie façon effets spéciaux...

 

C'est peut être ce que je regrette un peu car le mot exposition est pris un peu au pied de la lettre. On vous montre les objets, on ressitue dans la saga mais on ne vous dévoile pas les coulisses de leurs fabrication. Et du coup même si l'exposition est vraiment magique 1h est suffisante pour la visiter même en prenant le temps de la savourer et de faire des photographies. Le prix est tout de même très élévé je trouve et la boutique n'en parlons pas. Je ne regrette cependant pas du tout du tout d'y être allée car c'était vraiment un moment hors du temps, dans un autre monde celui où la magie existe. Et j'ai envie d'y croire toujours même si je ne suis qu'une pauvre moldue.



lundi 20 avril 2015

Le fil rouge: Espace culturel Louis Vuitton

Dans le cadre de mes activités d'art thérapeute, je suis allée visiter avec des patients l'espace culturel Louis Vuitton sur les champs ELysées. On me l'avait chaudement recommandé pour la qualité des propositions artistiques mais aussi de la médiation. Et je n'ai pas été déçue... Bien au contraire!

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L'accueil a été chaleureux et les échanges avec la médiatrice culturelle passionnants. L'image de la marque de luxe me faisait un peu peur, notamment dans la distance qu´elle pourrait mettre avec le public que j'accompagnais. Mes réserves se sont envolées. Car comme pour la toute jeune Fondation Louis Vuitton, c'est bien d'art qu'il d'agit. Et le voyage demarre dans une ambiance méditative avec un ascenseur plongé dans l'obscurité d'Olafur Eliasson qui propose au visiteur de profiter de ce moment de calme pour couper avec la vie urbaine effrenee et se recentrer. Une belle idée qui permet de faire le vide avant d'arriver dans l'exposition. Notre esprit est disposé à la decouverte. 

 

En ce moment le lieu accueille une exposition autour de la thématique du fil. Simultanément d'autres centres culturels LV développent également le sujet (ceux de Munich et Tokyo). Le fil comme thématique mais aussi comme medium dans des installations. Le fil devient donc la matière qui sert à créer d'autres espaces en jouant sur ses capacités graphiques à structurer et creer des architectures (Isa Melsheimer s'inspire notamment du pavillon Philipps de Le COrbusier construit pour l'exposition universelle de 1958)  ou des formes (Fred Sandback). 

 

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Gros coup de coeur pour ma part pour le travail de Chiharu Shiota, qui tisse telle une araignée un tunnel noir ou quelques ampoules suspendues s'allument et s'eteignent comme autant de vies qui debutent puis s'achèvent. Fort, beau, poétique.

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Une vidéo captivante s'inspirant du théatre traditionnel japonais a été crée pour l'exposition par Hans Op de Beeck est également projetée en fin de parcours. Deux marionnettes s'y rencontrent et explorent l'amour et la vie. Magnifique et hypnotique. 

 

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Et comme cette exposition est petite et gratuite, si vous êtes à Paris vous n'aurez aucune excuse pour ne pas y aller! 

 

 

lundi 13 avril 2015

Jeff Koons: La rétrospective

C'est très drôle pour moi d'écrire un billet sur Jeff Koons ici sur le blog. Pourquoi me direz vous? Parce que ça me fait faire un retour dans le temps en 2009, lorsque j'ai ouvert ce blog. Je cherchais une identité visuelle, et pendant longtemps Le gros coeur flamboyant de l'artiste pris en photographie dans l'escalier de la Reine à Versailles a été mon image de profil...

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 Et je crois que ça en dit beaucoup sur les oeuvres de Jeff Koons. Des logos pop. Des bonbons sucrés qui agacent mais sont efficaces. Avant de voir ses oeuvres en vrai, pour moi Jeff Koons c'etait un publicitaire qui se disait artiste, un provocateur exhibitionniste dans sa relation avec la Cicciolina. Mais ça me faisait rire. 

Et puis il y a eu cette fameuse exposition à Versailles qui m'a donné envie de revisiter le château, vu la dernière fois lorsque j'étais petite. Et la j'ai redecouvert et le château, et Jeff Koons.

Long préambule pour vous parler de l'exposition qui vit ses derniers jours au centre Pompidou. Mais il est parfois aussi important pour un blogueur de vous expliquer à vous lecteur le pourquoi du choix des billets, le lien affectif que l'on a parfois aussi avec son contenu. c'est peut etre aussi ça ce qui nous différencie justement du journalisme. 

Bon alors , cette exposition? 

Et bien elle est top! Si vous aimez Jeff Koons j'entend. Si vous êtes un decomplexé de l'art. Si ça ne vois derange pas les oeuvres qui flirtent ouvertement avec le marché, la commercialisation. 

J'y suis allée pour un atelier d'art thérapie, justement parce que ce sont des oeuvres qui font du bien au moral. Et quand la ville est triste et terne un peu de couleur et de fun c'est appréciable. Et les Inflatables, fleurs gonflées (très kawai) ouvrent le ballet dans cette idée d'ailleurs. 

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Mais aussi parce que le parcours est bien conçu et permet de découvrir les thèmes bien plus profonds qui se cachent derrière tou ce clinquant. La série equilibrium (1983) notamment qui s'appuie sur la starisation des joueurs de NBA et la nouvelle image donnée des Blacks aux états unis. Ou encore la série d'affiches pour les marques d'alcools qui montre de facon presque sociologique le public visé par les publicités.

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Pas de déception, on retrouvera les oeuvres les plus connues reprenant les pop stars ou personnages iconiques comme un terrifiant Mickael JAckson en porcelaine ou un Popeye semblant gonflé d'helium suite à une ingestion d'epinards. 

La fameuse série de photographie X, Made in HEaven, présentée à la biennale de Venise en 1990, est aussi là dans une petite salle dérobee aux regards. Néanmoins, je lui ai préféré les variations sur les thèmes mythologiques comme Ariane endormie ou Persephone et Hadès, l'occasion de raconter quelques histoires au groupe que j'accompagnais.

 

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Un bon moment à partager, sans complexe. Car on oublie parfois à force de voir des oeuvres d'art contemporain très conceptuel que l´art ça peut etre drôle et joyeux aussi. 

La citation du jour: Edith Piaf

"Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux."

 

Extrait de La foule d'Edith Piaf, paroles de Michel Rivgauche.

 

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Salvador Dali, Le phénomène de l'extase, 1933

dimanche 12 avril 2015

la citation du jour: munch

" jouis du soleil - comme les plantes qui tournent leurs feuilles vers la lumière."

 

Edvard Munch, Le soleil

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mercredi 8 avril 2015

Fête de la récup

Ce weekend, je reçois un mail d'une personne très avisée qui me conseille, si je ne travaille pas, d'aller faire un tour à la fête de la récup. Par chance c'était le cas. Je suis donc aller jeter un oeil à ce qui se tramait là-bas.

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C'etait L'occasion aussi de découvrir l'espace des blancs manteaux dans le quartier du marais orné pour l'occasion de jolis fanions de toutes les couleurs. J'ai beaucoup aimé les creations de piles et de carte d´ordinateurs qui etaient à l'entrée et l'espace des hackers un peu plus loin ca mettais dans l'ambiance. Et ensuite, la vraie bonne idée, proposer des stands ici de differentes recycleries en classant les objets par couleur. Quelques ateliers aussi etaient proposes. J'ai apercu par dessus la foule un metier à tisser et des masques à fabriquer mais il y avait un monde fou. La buvette et son papier peint vintage me faisait de l'oeil mais j'ai prefere trouver refuge à l'extérieur.

 

Surtout que la parade des brichoux allait commencer...

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Je n'ai pas pu la suivre dans son entier mais c'était prometteur. Les costumes et masques que j'ai pu voir etaient geniaux, et les percussions pleines de peps. J'avais entendu parler de La Briche qui l'organaisait mais ca m'a rendue curieuse d'en savoir plus sur eux. Affaire à suivre donc 

 

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Pour en savoir plus sur cet evenement, le site internet: http://www.nepasjetersurlavoiepublique.org

et pour La briche c'est ici : https://bricheforaine.wordpress.com