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L'année s'achève sur un paysage couvert de neige, l'ogresse s'est perdue dans les steppes blanches. Nous voilà en Russie grâce au blog Marque ta page. L'occasion de revenir tout au long de la semaine sur quelques classiques Russes qui ont fait mon bonheur .




La ceriseraie, Anton Tchekov

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Pour commencer, un petit flashback sur la Ceriseraie.

J' avais découvert cette pièce merveilleuse, sur scène. Je vous avais chanté ces lounages ici.

«  Nous sommes en retard d'au moins deux siècles, nous n'avons rien de rien, pas de rapport défini avec notre passé, nous ne faisons que philosopher, nous plaindre de l'ennui ou boire de la vodka. C'est tellement clair, pour commencer à vivre dans le présent, il faut d'abord racheter notre passé, en finir avec lui, et l'on ne peut le racheter qu'au prix de la souffrance, au prix d'un labeur inouï et sans relâche. »



Le don paisible, Mickail Cholokov

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Dans la lignée de Guerre et paix, le Don paisible s'inscrit comme l'un des plus beaux joyaux  de la littérature russe. Moins connu qu'un Tolstoï ou un Dostoïevki, il ne doit pas pour autant être négligé. Il est vrai que les scènes de batailles et de stratégies militaires sont parfois un peu longues, ou que la diversité des personnages possèdant chacun plusieurs noms peuvent déconcerter le lecteur, mais il serait dommage d'abandonner en cours de route. Cette épopée gigantesque apporte des éclairages historiques et nous fait partager les histoires des cosaques du Don pendant la première guerre mondiale puis la révolution russe et de l'impact des combats sur les habitants d'un village. Ce roman a d'ailleurs inspiré une protest song, Where have all the flowers gone, qui fut reprise par Marlene Dietrich ou encore Joan Baez.  L'amour n'y ai pas mis au placard, bien au contraire puisque la passion fait elle aussi partie du voyage en Russie sous les traits du cosaque Grigori Melekhov et de son amante Aksinia. Vous trouverez des citations ici.