Les jours passent ....

et procrastinatrice dans l'âme je reporte l'instant du contre rendu d'expo...

Ayant déjà visité l'incroyable musée Dali de Figueras (cliquez ici pour une visite virtuelle), j'avais très peur d'être déçue par l'exposition du Centre Pompidou. Cela n'a pas été le cas du tout. Le parcours chronologique était certes pas très innovateur mais judicieux pour comprendre les créations du génie du surréalisme.  La scénographie qui débutait par une sorte d'igloo permettait de pénétrer dans l'univers de l'artiste dont la voix était omniprésente... Peintures, sculptures, assemblages,  installations, vidéos, livres et bien d'autres choses encore étaient à découvrir. Le lien avec la psychanalyse et le rêve, les prémices du surréalismes sont passionnants. Mais il était intéressant aussi d'observer les tâtonnements du début lorsque Dali s'inspirait du cubisme par exemple. Les dimensions aussi sont parfois surprenantes: à force de voir des reproductions on en oublie l'impact de l'oeuvre en face à face!

J'ai flâné longtemps, carnet de croquis en main... Ils ne sont pas fameux d'ailleurs il m'a fallu me battre pour trouver un peu de place devant les oeuvres au regard de la foule importante qu'il y avait lors de ma visite!

Encore un artiste que l'on croit connaître et que l'on redécouvre par le biais d'une exposition. Les toiles d'Hopper je les aime autant que je les déteste: elles ont une beauté glaciale qui me fascine autant qu'elles me terrifient. La lumière blafarde des néons réchauffent les corps abrutis par la bêtise et l'alcool. Le soleil peine à animer les paysages où les maisons blanches un peu trop proprettes semblent plus hantées qu'habitées. Les fenêtres et les portes sont closes ou s'ouvrent vers une fausse liberté. Les personnages d'Hopper sont prisonniers de leur vie. Certaines toiles semblent à la croisée entre la série Desperate Housewife et la petite ville de banlieue d'Edward aux mains d'argent de Burton. A contempler ces toiles sans vie j'ai comme une envie d'orage!

 

Première rencontre fabuleuse avec l'institut du monde arabe! Conteuse, je ne pouvais passer à côté de cette exposition sur les milles et une nuit. La scénographie est très réussie:  un début de parcours qui s'interroge sur le texte et ces nombreuses versions, des alcôves pour écouter les contes, des objets qui plongent dans l'univers des sultans et des génies, des costumes de danses et de théâtre, des illustrations, des photographies aussi, une salle s'approchant du cabinet de curiosités, de nombreuses vidéos d'adaptations... Il est beau de voir tous les univers que ce texte ouvre en inspirant de nombreux artistes d'époque ou de disciplines aussi diverses.

La sensualité et la féerie des récits déroulés par Shérazade envoûtent! Cela donne d'ailleurs une autre image du monde arabe et aussi de la femme que celui développé dans les médias et ça fait du bien!!!

Cette exposition est dense et miracle donne tout de même envie d'en savoir plus... Je me suis d'ailleurs lancée dans la lecture intégrale des Milles et une nuit... Merveilleuse lecture!

 

Ah si j'oubliais, j'avais tout de même trouvé un peu de temps pour vous parler ici d'Arrgh monstres de mode, l'honneur est sauf!

 

 

Les expos  du printemps que j'aimerai découvrir