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Il y a quelques semaines je suis allée découvrir l'exposition Dynamo dont j'entendais beaucoup parler dans les médias et sur les blogs aussi. Retour en image sur une visite très ludique!

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Il faut bien le dire, le parcours scénographique n'est pas très clair. L'exposition est immense et l'on a parfois du mal à comprendre le point commun des oeuvres réunies ensemble ou encore l'enchainement des salles... parcours chronologique? thématique? par artistique? Les angles semble changer au fur et à mesure.  En vérité, il y a quatre sections thématiques:  Concentrique/Exentrique, Distorsion, Abîme et Maelström.

L'exposition démarre ainsi , entre autre, avec des oeuvres d'Anish Kapoor. En fixant les reflets, on se perd dans l'intensité de la couleur, la forme sphérique englobe le visiteur. Le triptyque circulaire m'a ainsi rappelé les émotions ressenties lors de l'installation Monumenta: Leviathan.

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La visite se poursuit avec plusieurs installations ludiques dans lequel le visiteur pénètre: labyrinthe de miroirs, effets de lumière et de vapeurs, spots chauffants façon cabine uv.... Les lignes imprègnent les espaces de leur marque graphique, non sans rappeler la veine du courant minimaliste. Si au départ les têtes d'affiche prestigieuses avaient participé à l'envie de venir (Kapoor donc mais aussi Calder, Vasarely, Dan Flavin, Duchamp...), finalement, on laisse de côté l'idée d'en apprendre plus sur les artistes, leurs concepts, et on se laisse porter par les oeuvres et les sensations qu'elles procurent.

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Les lignes toujours se font transparentes, miroitantes, invisibles colorées modifiant les sensations, la perception des salles.

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La couleur n'est pas exclue des dynamiques. Les artistes jouent sur les spectres de lumières, les couleurs complémentaires aussi et s'amusent à créer des illusions d'optique.

 

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La lumière se joue du visiteur, tamisée, absente, colorée, elle crée des ambiances tantôt féerique comme les kaléidoscopes de notre enfance, hypnotisante en projetant sur les murs des lumières façon lanterne magique, tournoyante et futuriste... Autant de projection inconsciente possible... pour nous renvoyer à nous même, comme dans un jeu de miroir destructuré, multipliant les facettes de notre perception,  explorant nos capacités sensorielles.

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Au final une exposition très complète, agréable, drôle qui n'est pas sans rappeler les thématiques d'histoire de l'art proposées par le Centre pompidou mobile. Comptez trois heures pour avoir le temps de tout voir car c'est immense!

 

Pour vous donner un peu plus envie d'y faire un tour:  la bande annonce ci-dessous: