En allant visiter à deux reprises (et oui) l'exposition Van Gogh/ Artaud au musée d'Orsay, il était tout de même dommage de ne pas s'arrêter pour déouvrir l'autre exposition qui était en cours au Musée d'Orsay et qui portait sur Gustave Doré.

 

J'en attendais peut être un peu trop après l'éblouissement des couleurs de Van Gogh. On ne peut pas comparer certes. Mais tout de même j'y allais avec une certaine curiosité puisque Gustave Doré a été un grand illustrateur de contes et qu'il en a influencé toute l'imagerie notamment au cinéma. 

L'intérêt de cette exposition était de découvrir la palette de talents de l'artiste: par exemple, dans la première partie la sculpture (principalement des allégories) et des tableaux grands formats aux couleurs vives (criardes?) mettant en scène des passages de la Bible.

Dans un second temps, l'accent était mis sur les gravures avec les illustrations de contes de fées mais aussi les satires politiques pour les journaux. 

Les salles consacrées aux illustrations de littérature sont celles qui m'ont le plus intéressées. Peut être parce que le talent de Gustave Doré pour les contrastes s'accorde parfaitement avec la noirceur des répliques d'un Shakespeare, ou l'univers d'un Dante ou d'un Hugo.

Néanmoins je reste un peu sur ma faim. J'aurai aimé je crois voir plus d'illustrations de contes de fées. De plus, si la grandiloquence des formats donne une certaines majesté en sculpture, en peinture cela passe beaucoup moins bien. Car c'est bien par la gravure que les  émotions condensées en  noirs et blanc sont les mieux représentées. La couleur laisse place à la finesse des traits de dessin. 

Autre bémol, lié cette fois à la configuration architecturale du lieu: l'exposition était en deux parties trop éloignées l'une de l'autre. La première au rez de chaussée (niveau 0), l'autre plusieurs étages plus haut (niveau 5). Cela déconcerte. Je dirai même plus que cela rompt le rythme de la visite et ne permet pas de vraiment rentrer dans une ambiance. Cette impression était accrue  par la multiplicité des techniques explorées par Doré et à laquelle la retrospective s'attachait. De quoi perdre totalement cette fois le visiteur.